Au Québec, les cyberattaques ne visent pas seulement les grandes entreprises. Une PME peut aussi être ciblée, surtout si elle utilise des outils numériques, conserve des renseignements confidentiels ou dépend de ses systèmes informatiques pour fonctionner.
Contrairement à une croyance répandue, les cyberattaques ne ciblent pas uniquement les grandes organisations. Les PME peuvent aussi être visées en raison des données qu’elles détiennent, des outils numériques qu’elles utilisent et des vulnérabilités parfois présentes dans leurs systèmes.
Pour une petite ou moyenne entreprise, un incident de cybersécurité peut prendre plusieurs formes. Il peut s’agir d’une tentative d’hameçonnage, d’un rançongiciel, d’une fuite de données, d’un accès non autorisé ou d’une panne liée à une faille informatique.
Ces cyberrisques peuvent perturber les activités, toucher les finances et nuire à la confiance des clients ou fournisseurs. Ils peuvent aussi soulever des enjeux liés à la protection des données d’entreprise.
Analyser les attaques informatiques dans les petites et moyennes entreprises (PME) permet de mieux identifier les dangers. Cela permet aussi de renforcer les mesures de protection et d’examiner le rôle potentiel d’une assurance spécialisée dans la cybersécurité.
Pourquoi ce risque mérite l’attention des PME
Cet article examine les raisons pour lesquelles les petites et moyennes entreprises sont menacées de cyberattaques. Il examine aussi les attaques les plus courantes, leurs conséquences potentielles et comment l’assurance cyber pour les PME peut s’intégrer à une stratégie de gestion des risques.
Qu’est-ce qu’une cyberattaque ?
Une cyberattaque est une tentative visant à accéder, modifier, voler ou rendre inutilisables des données, des systèmes informatiques ou des comptes numériques sans autorisation.

Pourquoi les PME peuvent-elles être visées par une cyberattaque ?
Les PME peuvent être visées parce qu’elles utilisent des outils numériques, conservent des données et dépendent de leurs systèmes informatiques pour fonctionner.
Même si les PME peuvent paraître moins attrayantes pour un cybercriminel, s’attaquer à plusieurs petites entreprises est parfois plus simple que s’en prendre à une grande société.
Certaines PME peuvent aussi être tentées de payer une rançon pour récupérer leurs données ou limiter les dommages.
Les pirates informatiques repèrent souvent des failles de manière automatisée. Lorsqu’un accès vulnérable est détecté, une attaque peut être lancée rapidement.
La taille d’une entreprise ne suffit donc pas à la protéger contre les cyberattaques.

Quelles sont les cyberattaques les plus courantes dans les PME ?
Les cyberattaques les plus courantes en PME visent souvent les employés, les accès informatiques ou les données de l’entreprise.
- L’hameçonnage ou phishing :
Le cybercriminel contacte un employé par téléphone, par texto ou par courriel en se faisant passer pour une source légitime. Son objectif est de l’amener à cliquer sur un lien, à télécharger un logiciel malveillant ou à partager des renseignements sensibles.
Afin de faire baisser la garde de la victime, les malfaiteurs peuvent utiliser ce qu’on appelle le piratage psychologique. Au préalable, ils effectuent des recherches sur l’entreprise pour pouvoir ensuite se poser comme un collègue ou un fournisseur connu de la victime.
Les outils d’intelligence artificielle peuvent maintenant être utilisés pour produire des messages très crédibles, ce qui augmente le risque d’erreur humaine.
Il s’agit du type de cyberattaque auquel les PME font le plus souvent face. Malheureusement, il suffit parfois de l’inattention d’un seul employé pour permettre à un cybercriminel d’obtenir accès aux systèmes de l’entreprise.
- Le rançongiciel ou ransomware :
Il s’agit d’un type de logiciel malveillant qui infecte vos appareils et vos logiciels informatiques. Il peut restreindre ou bloquer complètement l’accès à vos systèmes informatiques, à vos fichiers ou à votre ordinateur.
Cela peut perturber considérablement vos opérations, ce qui donne un moyen de pression aux cybercriminels qui exigent une rançon contre une promesse de débloquer vos systèmes.
- Le piratage
Un individu non autorisé pourrait accéder à vos appareils ou à vos comptes en prenant avantage d’une faille de sécurité. Il pourrait ainsi accéder à des données sensibles sur vos employés ou vos clients, et vous menacer de les publier en ligne.
S’il a accès à vos identifiants, un pirate informatique pourrait aussi utiliser votre adresse courriel ou autre pour se faire passer pour vous. Certains réussissent donc à dérober des sommes ou même s’infiltrer dans les systèmes des clients ou fournisseurs de la victime.
- Fraude par virement de fonds et ingénierie sociale
L’ingénierie sociale est une technique de manipulation utilisée par des fraudeurs pour amener une personne à divulguer des renseignements confidentiels, à transférer des fonds ou à autoriser une transaction inhabituelle. La fraude du président est l’une des formes les plus connues de cette pratique.
Par exemple, un employé pourrait recevoir un faux courriel semblant provenir d’un dirigeant de l’entreprise. Le message lui demande d’effectuer rapidement un virement à un fournisseur fictif ou à un compte frauduleux. Une fois les fonds transférés, il est souvent difficile de les récupérer.

Quelles conséquences une cyberattaque peut-elle avoir sur une PME ?
Une cyberattaque peut interrompre les activités d’une PME, entraîner des pertes financières, compromettre des données sensibles et nuire à la confiance des clients ou partenaires. Au Québec, une atteinte à la confidentialité de renseignements personnels peut également entraîner des obligations légales et administratives selon la situation.
Une cyberattaque peut entraîner plusieurs conséquences pour une PME :
- interruption des activités
- perte financière ;
- perte de données ;
- frais de restauration des systèmes ;
- atteinte à la réputation ;
- perte de confiance des clients ou fournisseurs ;
- risques liés à la confidentialité des renseignements personnels ;
- frais juridiques ou administratifs possibles.

Comment prévenir les cyberattaques dans une PME ?
L’assurance cyber peut aider une entreprise à faire face à certaines conséquences financières d’un incident informatique, selon les protections prévues au contrat.
Une PME n’a pas toujours besoin d’un spécialiste en cybersécurité à l’interne. Plusieurs gestes simples peuvent réduire son exposition aux cyberrisques.
Un cyberrisque désigne un risque de perte financière ou d’atteinte à la réputation lié à un incident informatique. Il peut s’agir d’une cyberattaque, d’une fuite de données ou d’une défaillance de systèmes.
Voici quelques actions à prendre pour réduire les risques :
- sensibiliser les employés à l’hameçonnage ;
- utiliser des mots de passe robustes ;
- éviter de réutiliser les mêmes mots de passe ;
- sauvegarder les données à différents endroits ;
- installer les mises à jour des logiciels et applications.
Comment l’assurance cyber peut-elle aider une PME ?
Même avec des mesures de prévention, il est difficile d’éliminer complètement les cyberrisques.
C’est pourquoi certaines entreprises intègrent l’assurance cyber à leur réflexion sur la gestion des risques.
Selon les protections prévues au contrat, l’assurance cyber peut aider une entreprise à faire face aux conséquences financières d’un incident informatique.
Elle peut notamment prévoir un soutien pour la gestion de crise, la restauration des systèmes, les pertes d’exploitation ou certains frais liés à une atteinte aux données.
- Remboursement des dommages subis : l’assureur s’engage à couvrir les pertes d’exploitation et les frais de restauration des données.
- Remboursement des frais supplémentaires : prise en charge des frais déboursés en raison de l’incident, autant lors de la gestion de crise que pour rétablir de l’environnement technologique.
- Paiement des frais de cyberextorsion
- Remboursement de pertes de fonds suite à une fraude par virement de fonds
- Assistance à la gestion de l’incident : vous aurez le droit aux services d’experts en sécurité informatique, en communication de crise, ainsi que des conseils juridiques.
- Remboursement des dommages causés aux autres : indemnisation du montant des dommages et intérêts et des frais de défense en cas de poursuite de clients ou fournisseurs.
- Atteinte aux données personnelles : remboursement des frais de notification, des frais de défense et des amendes administratives.
Quelles sont les conditions d’admissibilité à l’assurance cyber ?
Les conditions peuvent varier selon l’assureur et le profil de l’entreprise.
L’assureur peut notamment vouloir évaluer les pratiques de cybersécurité déjà en place. Cela peut inclure les sauvegardes, les accès informatiques, les mises à jour ou la sensibilisation des employés.
Un courtier peut aider à rassembler les informations nécessaires avant une demande de soumission.
Questions courantes sur la cybersécurité et l’assurance en cas de cyberattaques
Est-ce que mon assurance entreprise couvre déjà les cyberattaques ?
Votre assurance entreprise couvre uniquement les dommages matériels. Puisque les incidents informatiques n’impliquent pas de dommage physique, ils sont généralement exclus. La même logique s’applique à votre assurance responsabilité civile.
L’assurance cyber peut donc compléter certains contrats d’assurance en visant le volet numérique de l’entreprise, selon les protections prévues.
L’assurance cyber remplace-t-elle les mesures de prévention ?
Non. Elle ne remplace pas une stratégie de prévention. Elle peut toutefois aider à gérer certains coûts et besoins liés à un incident, selon les protections prévues au contrat.
Quel est le prix d’une assurance cyber ?
Le coût peut varier selon plusieurs facteurs. L’assureur peut notamment tenir compte du secteur d’activité, du type de données traitées, du nombre d’employés et des mesures de prévention en place.
Une PME est-elle trop petite pour être ciblée par des cybercriminels ?
Non. Les cybercriminels peuvent viser des entreprises de toute taille. Certaines attaques sont automatisées et cherchent simplement des vulnérabilités exploitables.
Quel est le cyberrisque le plus fréquent en PME ?
L’hameçonnage demeure l’un des cyberrisques les plus fréquents. Il vise souvent à obtenir des accès, des renseignements confidentiels ou à provoquer un transfert de fonds frauduleux.
Une sauvegarde informatique remplace-t-elle une assurance cyber ?
Non. Les sauvegardes peuvent contribuer à la reprise des activités, mais elles ne remplacent pas les protections qui pourraient être prévues dans une assurance cyber.

Mieux gérer les cyberrisques en PME
Les cyberattaques en PME sont un risque concret, même pour les entreprises qui se croient peu exposées. Une adresse courriel, un accès informatique, un téléphone cellulaire, un fichier client ou un outil de gestion peut devenir une porte d’entrée pour un cybercriminel.
La cybersécurité en PME repose d’abord sur des gestes de prévention. La sensibilisation des employés, les mots de passe robustes, les sauvegardes et les mises à jour peuvent réduire l’exposition aux cyberrisques.
L’assurance cyber peut ensuite compléter cette démarche. Selon les protections prévues au contrat, elle peut aider une entreprise à faire face à certaines conséquences financières liées à une cyberattaque, une fuite de données ou un incident informatique.
Pour une PME, l’objectif n’est pas seulement de réagir après un incident. Il est aussi de mieux comprendre ses risques, de protéger ses données et de choisir les protections adaptées à ses activités.


